LE DOMAINE DES GRANDES HAYES

LE DOMAINE DES GRANDES HAYES
LE DOMAINE DES GRANDES HAYES

Projet: transformation d'une longère en décrépitude en salle de réception avec gite à l'étage.

Maitre d'ouvrage: Le domaine des Grandes Hayes, M&Mme M.

Coût: 998 000 €TTC [2 790€TTC/m²]

La Longère des Grandes Hayes : une renaissance entre patrimoine et modernité

se transforme en écrin d’exception

Découvrez la métamorphose inspirante de la Longère des Grandes Hayes : un projet où l’âme du passé rencontre l’audace contemporaine.


Sauvegarde d’un héritage

  • Restauration minutieuse des murs en bauge et de la charpente bois d’origine.
  • Toiture en ardoise revisitée dans les règles de l’art, pour une authenticité préservée.

L’alliance du durable et de l’élégant

  • Ouvertures repensées pour inviter la lumière, tout en respectant l’identité du bâti.
  • Isolation naturelle (liège, chaux) et matériaux locaux, pour un confort responsable et intemporel.

Un lieu à vivre, à célébrer

Un espace polyvalent et chaleureux, pensé pour vos événements, où chaque détail raconte une histoire — celle d’un patrimoine réinventé avec passion.


« Parce qu’un projet réussi est un équilibre entre mémoire et innovation. »

La Longère des Grandes Hayes : un patrimoine réinventé

Contexte historique et architectural

La longère, datée de la , est un témoignage rare de l’architecture rurale bretonne. Construite en , elle incarne le savoir-faire local, alliant robustesse et simplicité. Ses ouvertures, modifiées au fil du temps, reflètent les adaptations successives aux besoins des habitants.

Caractéristiques originales :

  • Volume imposant : RDC et comble à surcroît, avec une charpente en bois remarquable.
  • Disposition bioclimatique : Façade sud généreusement ouverte pour capter la lumière, façade nord quasi aveugle pour se protéger des intempéries.
  • Matériaux traditionnels : Schiste, bauge, bois, et toiture en ardoise.

Un patrimoine en péril

Avant la réhabilitation, la longère était en :

  • Murs : Fissures profondes, remontées capillaires, infiltrations d’eau.
  • Charpente : Pourrie par l’humidité et les champignons.
  • Planchers : Dangereux, à remplacer intégralement.
  • Couverture : Ardoises manquantes ou dégradées, nécessitant une réfection totale.
  • Menuiseries : Volets bois en très mauvais état, à préserver ou remplacer.

Un

L’obtention du permis de construire a été fastidieuse et chronophage, en raison des exigences strictes de la Commission CDPNAF (Commission Départementale de la Nature, des Paysages et des Sites). Après deux ans de démarches, l’autorisation de sauvegarder ce bâtiment a enfin été obtenue, permettant de lancer les travaux de réhabilitation.

Enjeux réglementaires :

  • de Rennes Métropole : Protection renforcée des espaces naturels et du patrimoine bâti.
  • Exigences strictes : Respect des volumes, des matériaux traditionnels, et des techniques de construction d’origine.

Objectifs de la réhabilitation

  1. Sauvegarder l’authenticité :

    • Conservation des volumes d’origine (pas de modification de la volumétrie, pas de lucarnes ajoutées).
    • Réfection des murs en bauge et schiste, avec reprise des fissures et joints.
    • Toiture en ardoise refaite à l’identique, en respectant les techniques traditionnelles.
  2. Adapter aux usages contemporains :

    • RDC : Transformation en , avec un accès PMR et des sanitaires adaptés.
    • Étage : Aménagement d’un , accessible par un escalier extérieur dédié (normes incendie).
    • Ouvertures : Création de baies verticales au sud pour optimiser la lumière naturelle et les vues sur le paysage, tout en préservant l’esthétique d’origine.
  3. Intégrer le confort moderne :

    • pour préserver la perspirance des murs.
    • Intégration discrète du chauffage, de l’électricité et de la ventilation.
    • Ajout de vélux encastrés pour éclairer les combles.
  4. Respecter l’environnement :

    • Matériaux locaux et durables : Chaux, pierre, liège, bois.
    • Gestion des eaux : Drain périphérique pour limiter l’humidité en pied de mur.
    • Paysage : Préservation des haies bocagères et des arbres existants.

Détails techniques et architecturaux

Façade Sud : une ouverture maîtrisée

  • Anciennes écuries (partie ouest) : Menuiseries remplacées par des modèles en bois peint taupe, en harmonie avec l’entrée de la salle de réception.
  • Partie est : Création de baies verticales pour éclairer la salle et offrir des vues sur les espaces paysagers. Les linteaux en béton (visibles) rappellent les anciennes portes de grange.
  • Toiture : Réfection complète, avec une attention particulière aux détails (faîtage, égout, ardoises posées à la main).

Façade Ouest : fonctionnalité et discrétion

  • Porte d’accès à la cuisine : Intégrée dans l’esprit des anciennes portes.
  • Accès indépendant au gîte : Escalier extérieur s’appuyant sur un mur reconstruit, dissimulant la cour technique et les poubelles.

Façade Nord et Est : minimalisme et authenticité

  • Façade nord : Inchangée, à l’exception de deux petits vélux encastrés pour éclairer les chambres du gîte.
  • Façade est : Menuiseries remplacées, sans modification structurelle.

La cour centrale : un cœur de vie en bois

La terrasse en bois devient le point focal du projet, articulant les circulations et offrant une vue sur la piscine et les espaces verts. Elle s’intègre naturellement dans l’environnement, tout en apportant une touche contemporaine et chaleureuse.

Aménagements complémentaires :

  • Piscine semi-enterrée (traitement à électrolyse, sans produits chimiques).
  • Végétation préservée : Haies bocagères et arbres existants mis en valeur.

Un projet entre tradition et modernité

Ce projet démontre qu’il est possible de :

  • Respect de l’histoire : Chaque détail (joints, linteaux, matériaux) est pensé pour prolonger l’histoire du lieu.
  • Innovation discrète : Ouvertures, isolation, et équipements techniques sont intégrés sans altérer l’identité du bâtiment.
  • Durabilité : Matériaux naturels, gestion de l’eau, et préservation des espaces verts font de ce projet un modèle d’architecture responsable.

En résumé : La Longère des Grandes Hayes est bien plus qu’une simple réhabilitation. C’est une renaissance, où chaque pierre, chaque poutre, et chaque choix architectural raconte une histoire — celle d’un patrimoine qui, plutôt que d’être figé, s’enrichit pour accueillir de nouvelles vies, après un combat administratif de deux ans.